
Biologie, éthologie et bien être de la souris domestique
© 2022 by EthiKa

La souris domestique, Mus Musculus, est le plus petit animal domestique à poils et on la croise de plus en plus dans les foyers. Grâce à sa douce frimousse, son caractère vif et sa personnalité variée selon les individus, allant de la souris câline, gourmande à indépendante ou calme, elle a su gagner le cœur de leurs adoptants.
Malheureusement, c'est un animal très facile à se procurer (en animalerie principalement) sans se renseigner plus qu'auprès des vendeurs concernant leur environnement ; ce qui n'est objectivement pas une bonne idée, la grande majorité du temps. Ce sont aussi des animaux très facile à abandonner ; vendus peu chères, pas de puce, un petit être très facile à jeter dans la nature, ou sur le bord des routes une fois qu'elles deviennent trop ennuyantes, odorantes ou que leur entretient devient un poids du jour au lendemain.
Chez EthiKa Mousery, nous pensons que l'information et l'éducation est un des facteurs les plus décisifs pour améliorer le sort de ces petits animaux, sur ce site, vous trouverez toutes les informations concernant le bien être des souris domestiques, pour vous assurer de commencer du bon pied, ou que cela décourage d'adopter, à la lecture de ce que leur maintien représente comme investissement quotidien.
Anatomie et physiologie
La souris est sûrement le mammifère domestique le plus petit : avec sa petite dizaine de centimètres de long - sans compter sa queue qui est généralement de la même longueur que son corps - et ses 20 à 40 g, (selon l'individu, son lignage et son sexe) elle n'est pas plus grosse qu'une fraise Gariguette !
Souvent confondue avec de jeunes rats, les souris ont cependant un museau moins pointu, plus arrondi que les rats, leurs oreilles sont aussi proportionnellement plus grandes.

Les souris, comme les rongeurs en règle générale, ont une ouïe extrêmement fine. Ils peuvent même être en capacité de capter certains ultra-sons. C'est un sens absolument essentiel pour eux, puisque cela leur permet de communiquer entre eux, mais aussi d’anticiper le danger : les rongeurs et donc les souris, sont avant toute chose des proies potentielles pour de très nombreux prédateurs !
Ils envoient des signaux d’alarme sonores qui peuvent être captés à distance par leurs pairs. La communication des rongeurs est complètement inaudible pour nous les humains.
Après l'ouïe, le sens le plus développé chez la souris et les autres rongeurs est l'odorat surdéveloppé
Il leur permet de reconnaître leurs congénères, notamment les mâles qui marquent leur territoire en urinant. C'est aussi grâce à cela que les souris sont capables de se retrouver les unes les autres dans un espace qu’elles connaissent peu. L’odorat permet également de trouver de la nourriture et d’analyser son caractère comestible. Grâce à leur odorat, elles savent aussi détecter le passage d'un prédateur et identifier sa présence dans leur environnement.
Enfin, la vue est sans conteste le sens le moins fiable des souris : elles n’ont pas une très bonne vue, elles voient mal et distinguent peu les couleurs, c'est la raison pour laquelle ses autres sens sont plus développés, c'est impératif pour leur survie.
Après ces trois informations concernant les sens de la souris, nous pouvons être assurés d'une chose : nous ne pouvons et ne devons pas nous fier à ce que nous voyons et entendons, une souris silencieuse, n'est pas forcément une souris à l'aise ou en sécurité ; c'est pour cette raison qu'il est très important de respecter leur rythme de vie et caractéristiques d'espèces : pas de chien, ni de chat en contact direct (prédateurs), pas de sorties sur les épaules ou dans les bras, pas de tenue forcée dans les mains, pas de main qui descend dans la cage depuis le haut, etc...
Cycle de vie et longévité
La souris est probablement le rongeur avec l'espérance de vie la plus courte ; elles vivent en moyenne 1 an et demi à 2 ans. Il est tout a fait possible de voir sa souris vivre plus longtemps, jusque 3 ans et pour cela il faut prendre en compte quelques petits détails pour favoriser la longévité de votre compagnon :
-
La provenance : En effet, une souris achetée en animalerie et provenant d'un élevage grossiste aura moins de chance de voir sa vie allongée de par le manque de sélection génétique au sujet de leur santé, la majorité du temps, elles partent de cancers ou autres affections pouvant être évitées par une sélection rigoureuse des parents.
-
La maintenance : La manière dont on s'occupe de nos animaux impact bien évidement leur espérance de vie : nourriture respectant les besoins, environnement et vie sociale adaptés, santé surveillée et prévue dans le budget (beaucoup ne prennent encore pas la peine de faire voir leur souris souffrante par un vétérinaire), stimulation, quotidien sans stress, etc...
La vie de la souris commence après 21 jours de gestation, les petits naissent complètement nus, sourds et aveugles et ne sont pas plus grands que les deux premières phalanges de l'auriculaire. C'est une espèce nidicole, et les petits ne bougerons pas du nid avant au moins 2 semaines de vie !

© 2019 by EthiKa
Portée Uggy X Repeat - 5 jours de vie

© 2019 by EthiKa
Portée Uggy X Repeat - 7 jours de vie
Au jour 7, on est capable d'observer les caractéristiques de couleurs de leurs poils, qui commencent à pousser en un duvet timide mais doux. C'est aussi à cette période que les souriceaux commencent à être plus actifs.
Entre le 10ème et le 11ème jour, il devient possible d'effectuer un premier sexage.
Aux jours 13 et 14, les plus grands changements s'opèrent : les dents apparaissent, les oreilles se décollent, les yeux s'ouvrent, et les souriceaux sont prêts à partir à l'aventure ! C'est le début de la période "puce" de la souris, les petits deviennent de vraies savonnettes, difficile de les manipuler sans qu'ils tentent de sauter des mains, c'est aussi une période décisive dans la sociabilisation des petits, aux bruits de la maison, à la manipulation, au monde qui les entourent.
A partir de leur 23ème jour de vie, ils peuvent commencer la nourriture solide et, entre deux tétées, commencent à manger comme maman. Le sevrage physiologique se terminera vers leurs 3 semaines.
Entre 4 et 5 semaines, il faut séparer les mâles des femelles afin d'éviter la reproduction incestueuse et même la reproduction tout court lorsque l'on est pas éleveur averti ; il est très, très facile de se laisser surpasser par la situation et ce n'est en aucun cas dans l'intérêt des animaux.
A 6 semaines, les mâles peuvent être adoptés, car lorsqu'ils ne sont pas castrés (ce qui est encore rarement le cas) il doivent impérativement vivre seuls. Les femelles elles, peuvent rester encore avec leur mère jusqu'à leur 8 semaines ou plus, cela leur permet d'apprendre les codes sociaux et la vie de groupe auprès d'une ou plusieurs femelles plus âgées.
Comportement naturel et vie sociale
Les souris sont des animaux grégaires, c'est à dire, qu'elles sont des animaux sociables et qu'elles doivent absolument vivre en communauté de la même espèce, il s'agit d'un impératif qui permet la stabilité mentale et émotionnelle de la souris. Une souris seule peut développer des symptômes de dépression, d'obésité, d'apathie, voir même d'automutilation.
Il y a cependant un détail important à noter : les mâles souris sont extrêmement territoriaux de nature, cela signifie que partager leur habitat, en captivité, avec un ou d'autres mâles entiers peut causer énormément de stress et de conflits menant souvent a de graves bagarres, voir même au décès de l'un d'eux. Ils peuvent vivre ensemble quelques semaines/mois après leur sevrage en général, mais pourront difficilement se supporter à l'âge adulte.
Bien qu'ils peuvent être capable de se tolérer (non sans leur causer du stress) nous conseillons donc de ne pas maintenir en groupe plusieurs individus mâles non castrés, qu'ils soient parents ou non.
Les femelles quant à elles, sont plus à l'aise en groupe de 3 ou plus ; il s'agit aussi d'une petite communauté très intéressante à observer dans leur fonctionnement au quotidien !
La hiérarchie chez la souris se compose d'individus dominants au sein du groupe et en l’espace d’environ quatre jours les femelles peuvent déterminer quelle est la femelle dominante et où se situent les autres dans les rangs, le chiffre de 3 individus ou plus permet d'avoir une hiérarchie plus stable et d'éviter d'avoir un duo de dominante/dominée qui peut se trouver très désagréable pour la souris dominée.
Si elles aiment la compagnie d'autres souris, elles ont cependant besoin que l'on les aide à faire connaissance lorsqu'une petite nouvelle est ajoutée au groupe (Comme aller boire un verre au dehors avec notre nouveau coloc avant qu'il vienne s'installer et laisser sa vaisselle sale dans l'évier...c'est bien de faire connaissance quand même!) . Afin que tout se passe pour le mieux et favoriser l'entente générale du groupe, voici la marche à suivre la plus courante et la plus efficace pour respecter le territoire de chacun :
L'intégration :
Avant toute chose, et même si cela peut paraitre évident, avant d'introduire une nouvelle souris à votre groupe déjà soudé ou seulement de penser à le faire, il faut s'assurer que l'habitat respecte les besoins d'espace de toutes les souris qui y vivront.
-
Quarantaine : Trop souvent oubliée, elle est pourtant l'étape la plus importante pour un bon départ avec de nouveaux animaux (cela inclus les rongeurs, mais aussi les autres animaux comme les chiens et chats par exemple). La quarantaine dure entre 15 et 40 jours ; 40 étant le nombre de jours idéal et 15 jours, le minimum. Elle consiste à séparer le nouvel individu du reste du groupe pendant un temps donné (habitat et pièce différente) dans le but
-
Pièce commune : Au bout du temps de quarantaine, et sans apparition de symptômes anormaux sur la nouvelle venue, vous pourrez déplacer la cage dans la même pièce que votre habitat principal, voir même, placer ls deux côte à côte, les souris peuvent se sentir et remarquer la présence de nouvelles souris aux alentours. On peut laisser la cage ainsi pendant quelques jours avant de commencer l'étape 3.
-
Terrain neutre : La rencontre en terrain neutre permet aux souris de se découvrir en dehors du territoire de chacun : ni dans l'habitat des souris déjà présentes, ni dans celui qu'occupe la nouvelle ; le petit conseil tout simple : douche ou baignoire. C'est un endroit propre à l'odeur neutre pour les souris, facile à nettoyer en cas de pipi ou caca, clos et sécurisé. Si vous détenez un parc, bien nettoyé, il peut tout à fait convenir aussi ! Pendant une semaine au moins, à raison de 10 à 30 minutes par jour, il faudra organiser des rencontres au sein de ce terrain neutre, et observer leur comportement entre elles. Le mieux étant de commencer par 10 minutes et d'augmenter le temps petit à petit au fil de la semaine.
-
Intégration : Le jour de l'intégration officielle du nouvel individu, il faudra nettoyer l'habitat principal de fond en combles ; chaque recoins, chaque accessoire, retirer et changer l'entièreté de la litière. Pour commencer, n'ajoutez aucun accessoires, les premiers jours, uniquement la litière (en quantité habituelle, soit +15cm de hauteur) et l'eau à volonté. Distribuer la nourriture, étalée, dans la litière, non dans un bol afin de laisser l'espace à chacune de manger sa part. Ajouter ensuite le reste des accessoires et enrichissements au fur et à mesure des jours. Une surveillance accrue du comportement du groupe devra être mise en place pour s'assurer que l'intégration à réussi, de petites frictions peuvent intervenir le temps que la nouvelle hiérarchie se mette en place, mais elles ne doivent pas dépasser la simple chamaillerie ! En cas de bagarres à sang ou de souris prostrée, il faudra tout recommencer à partir de l'étape numéro 2
Apprivoisement et manipulation
La souris est un petit rongeur très intelligent.
Bien qu'elle soit principalement crépusculaire et nocturne, si vous prenez le temps de respecter son rythme de vie, vous pourrez aisément passer du temps de qualité avec elle.
Avec seulement un peu de patience, vous pourrez aisément l'apprivoiser et pourra venir se nourrir directement dans vos mains, pourra même accourir vers vous en vous entendant arriver avec la nourriture.
Enfin si elle se sent tout à fait en confiance, elle pourra se laisser manipuler, et même monter d'elle même dans vos mains pour se balader le long de vos bras ou épaules.
Comme pour tous petits animaux sensibles et fragiles, la clé restera une patience à toute épreuve.

© 2020 by EthiKa
Habitat et environnement
Malgré sa petite taille, la souris est un animal très actif, la nuit en grande majorité, et pour se faire doit avoir de l'espace à disposition. Ici, nous allons parler de strict minimum, la réelle information à retenir est celle ci : "plus c'est grand mieux ce sera".
Pour un mâle seul, on compte environ 4000cm² d'espace soit une cage, un terrarium ou un aquarium aménagé et sécurisé de
100 x 40 cm ou 80 x 50 cm, au minimum.
La hauteur de l'habitat ne rentre pas en ligne de compte dans les calculs, ni même les potentiels étages, l'espace au sol est le plus important.
Pour un groupe de 2 à 3 femelles, on cherchera a avoir un habitat de 4000cm² soit un espace de 100 x 40 cm ou 80 x 50 cm, on ajoutera ensuite 900 cm² par souris en plus ; soit 4900 pour 4 souris, 5800 pour 5, etc.
Et ces chiffres ne sont pas un hasard !
Les études menées par l'équipe du Pr Hanno Würbel à l'Université de Berne, ont comparé le maintien de souris dans des cages de laboratoire standard (370 à 500 cm²) avec des cages dites « de compagnie » (jusqu'à 1 800–2 400 cm²). Elles ont montré qu'augmenter la surface ne réduit pas les troubles comportementaux si la cage reste plate et peu aménagée. Ce que cela signifie ? Un grand habitat n'est pas nécessairement un habitat adapté, si l'aménagement intérieur est pauvre. Le constat de l'étude : Les souris placées dans de grands volumes n'utilisent le volume disponible que s'il offre du substrat profond (pour s'enfouir/creuser) et des éléments de structure (roues, surfaces en hauteur). Dans le cas contraire, elles développent les mêmes stéréotypies et restent prostrées le long des parois.
La science démontre donc qu'il existe chez la souris un besoin irrépressible d'effectuer certains comportements naturels : fouir, creuser des galeries et faire de l'exercice tridimensionnel (escalade, course, etc..) et pour cela, il faut de l'espace, pour aménager correctement leur environnement.
Des 500, des 1800, des 2400, mais quel est le rapport avec les 4000cm² mentionné plus haut ?
Le consensus vétérinaire — porté principalement par des organismes spécialisés comme la TVT (Tierärztliche Vereinigung für Tierschutz, l'Association vétérinaire pour la protection des animaux en Allemagne) et la BSAVA (British Small Animal Veterinary Association) — aborde l'habitat de la souris sous un angle clinique et comportemental : contrairement à la réglementation de laboratoire (orientée sur la survie et la santé sanitaire) ou aux études d'éthologie pure (orientées sur des mesures physiologiques ciblées), la médecine vétérinaire pose une question pratique : comment éviter les pathologies physiques et les troubles du comportement chez l'animal ?
Pour un vétérinaire, la surface absolue (ex. 4 000 cm²) n'est que la conséquence directe d'une somme d'aménagements obligatoires pour la santé de mentale et physique de la souris. L'espace doit permettre de compartimenter la cage en zones distinctes :
-
La zone de nidification/refuge : La souris a besoin de plusieurs abris fermés et opaques.
-
La zone de fouissement : Une litière d'au moins 15 à 20 cm pour creuser des galeries.
-
La zone d'exercice : Une roue d'un diamètre suffisant (25 cm min) pour éviter les déformations de la colonne vertébrale.
-
La zone d'élimination (déjections) et d'alimentation : Distincte des zones de repos.
Si la cage fait moins de 80 x 50 cm, il devient physiquement impossible d'aligner ces différentes zones sans encombrer la surface et priver la souris d'espace de déplacement.
Sources :
"Rattling the cage: Behaviour and resource use of mice in laboratory and pet cages" par Michelle Gygax, Milena Sanches Fortes, Bernhard Voelkl, Hanno Würbel et Janja Novak.
"Recommended housing densities for research mice: filling the gap in data-driven alternatives" par Karen L Svenson et Beverly Paigen
Quant au choix même de l'habitat, plusieurs options sont au choix, avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients :
-
La cage à barreaux : Difficile (mais pas impossible) à trouver dans de bonnes dimensions, il faudra aussi porter attention a l'espacement entre les barreaux pour éviter les fugues les barreaux devraient être espacés de 0.9 cm au maximum.
Avantages : Facile à trouver, c'est la solution la moins onéreuse. Très pratique lorsque l'on veut accrocher des accessoires aux barreaux. Excellente aération.
Inconvénients : Les bacs sont souvent assez bas, ce qui ne permet pas d'avoir une hauteur satisfaisante de litière sans qu'elle ne déborde et s'éparpille tout autour de la cage. Plus de risques de courants d'air.
-
La demi-cuve : Moitié cage, moitié terrarium. Tout comme la cage à barreaux, il faudra porter attention a l'espacement entre les barreaux pour éviter les fugues les barreaux doivent être espacés de 0.9 cm au maximum.
Avantages : Très pratique lorsque l'on veut accrocher des accessoires aux barreaux. Excellente aération. Bacs souvent assez haut pour permettre une bonne hauteur de litière.
Inconvénients : Bien que les bacs soient assez haut pour offrir une bonne couche de litière, n'empêchent pas les projections de litière, hors de la cage. Autant de risques de courants d'air qu'avec une cage simple, il faudra faire attention à l'endroit où elle sera placée.

Skyline Barney : 100 x 56 x 46 = 5600 cm²

Ferplast Karat 100 : 99 x 51 x 62 = 5049 cm²
-
La cage en verre : Un terrarium spécialement conçu pour les rongeurs avec des aérations sur le dessus du terrarium et souvent également sur les faces.
Avantages : Esthétique, très pratique pour observer ses animaux à travers la vitre ; facile à nettoyer ; possibilité d'ajouter beaucoup de litière sans avoir de problème de fuite en dehors de l'habitat ; possibilité de voir les galeries des souris le long de la vitre ! Moins de risques de passage de courants d'air.
Inconvénients : Ces terrariums s'ouvrent la majorité du temps uniquement sur le dessus, ce qui n'est pas optimal du tout : on n'approche jamais un rongeur par le dessus, toujours par le bas. Il est faisable en étant très précautionneux de placer sa main assez basse le long des parois pour éviter un maximum de stress.

Skyline Nagarium Marrakech L : 115 x 50 x 50 = 5750 cm²
Skyline Nagarium Marrakech M : 96 x 47 x 40 = 4512 cm²
-
Les terrariums pour reptiles : Sûrement une des meilleures solutions d'habitats pour les petits mammifères fouisseurs. Beaucoup plus de grandes tailles disponibles pour les troupes XXL.
Avantages : esthétique, très pratique pour observer ses animaux à travers la vitre ; peut être facile à nettoyer, selon la matière dominante (si OSB, le mieux étant de le vernir avec un vernis norme jouet pour s'assurer d'un entretien plus facile) ; possibilité d'ajouter beaucoup de litière sans avoir de problème de fuite en dehors de l'habitat ; possibilité de voir les galeries des souris le long de la vitre ! Portes à l'avant et grande aération sur le dessus la majorité du temps !
Inconvénients : Tous les terrariums ne possèdent pas de loquet pour verrouiller les portes; particulièrement ceux en OSB, pour la sécurité de tous, il faudra en installer un par vous même ! Pour les terrariums en OSB il peut être nécessaire de vernir soi même le bois et d'ajouter des aérations au niveau du plafond lorsqu'il en manque.


Aménagement
Pour ce qui sera de l'aménagement de l'habitat, il faudra prendre une valeur importante en compte : les souris ont un esprit d'exploratrices ! Elles aiment chercher, creuser, fouiner et découvrir de nouveaux endroits de territoire à aménager à leur goût, c'est pourquoi il faut constamment s'assurer que leur enrichissement soit à la hauteur de leurs besoins !

© 2022 by EthiKa
La litière doit être généreusement répandue : 15 cm de profondeur au minimum, mais encore une fois, plus il y en a, et mieux ce sera ! Les souris sont des rongeurs fouisseurs, creuser dans leur litière occupe facilement 80% de leur temps ! Il faut pouvoir répondre a ce besoin.
Voir ici, nos conseils concernant la
Il faut savoir que plus il y a de litière dans l'habitat, moins souvent il sera nécessaire de la changer !
Plus qu'une simple litière destinée à recueillir les besoins des animaux, le substrat est d’une importance capitale et fait partie intégrante de l'aménagement totale car les souris sont des animaux fouisseurs, un minimum 15 cm de hauteur est nécessaire. Il est aussi très intéressant de fournir d'autres matières de litières à certains endroits de l'habitat, comme de la rafle de maïs, du pellet ou encore de l'humus de coco...en ne les utilisant cependant jamais comme litière principale, car inadaptées.
Malgré leur petite taille, les souris ont besoin de beaucoup de stimulation mentale et d'espace : Roue de 25 cm de diamètre minimum, cachettes (Autant que d’individus +1), étages, branchages, jouets, cordes…
Chez EthiKa Mousery nous utilisons des branches, des cachettes souterraines, des aires de jeux pour oiseaux, qui permettent de haut perchoirs pour du jeu à volonté,
La souris est un animal nidifuge, il faut pouvoir lui mettre à disposition différents matériaux avec lesquels elle construira elle même son nid (Sur-litière, foin, lamelles de papier absorbant (sans parfum ni encre) Nous vous conseillons d'ailleurs lors des nettoyages de ne pas toucher au nid, dans la mesure du possible.
Illustration Indisponible
Alimentation et hydratation
La manière de distribuer la nourriture fait également parti de l'enrichissement de l'habitat, grâce aux aliments, nous pouvons stimuler l'instinct de fouille des souris et favoriser leur activité par la même occasion ; en commençant dans un premier temps par supprimer la gamelle de nourriture pour étaler la ration journalière au sol dans la litière, dans des cachettes, sous des feuilles de sur-litière et par choisir un mélange de graines plutôt que des bouchons ou pellets.
Il existe peu de mélanges du commerce animalier adapté aux besoins réels des souris, mais dans la rubrique "Nutrition de la souris" de ce site, nous avons pris le temps d'expliquer ces besoins, analyser différents mélanges et fournir une liste des mélanges adaptés.
Voici en plus, quelques idées de petits en-cas (avec parcimonie) autorisés en dehors du mélange complet habituel :

L'eau est d'une importance majeure, comme pour tous les animaux, une bonne hydratation est la base de toute bonne santé. Elle doit donc être changé tous les jours, voir même plusieurs fois par jour lors des grandes chaleurs l'été et être distribuée dans une gamelle peu profonde, plutôt que dans un biberon, afin de permettre une meilleure posture lors de l'hydratation.
La santé des Souris
Dans un premier temps, il est très important avant toute adoption de s'assurer de la présence géographiquement proche d'un vétérinaire spécialisé en NAC et de pouvoir budgétairement parlant être disposé à faire soigner son ou ses animaux.
J'ai pris le temps de répertorier plusieurs vétérinaires prenant en charge les NAC en France, la carte sera mise à jour régulièrement :
Les affections courantes
Le rhume et les maladies respiratoires
Ces animaux attrapent généralement le rhume ou d'autres affections respiratoires ; rhinite, bronchite (respiration sifflante ou crépitante, éternuements, repiration difficile) à cause de courants d'air ou des pièces trop froides. Une alimentation de mauvaise qualité rend également les souris plus vulnérables aux infections, d'où l'intérêt de faire plus qu'attention à ce que l'on fait consommer à ses souris.
Maladies intestinales et parasitaires
La plus courante étant la diarrhée (besoins liquides et/ou mous, arrière train souillé), elle doit être traitée immédiatement par un vétérinaire et est une urgence vitale. Les causes sont multiples mais peuvent être évitées en, encore une fois grâce à une hygiène de vie intransigeante.
Maladies de peau
Ulcères, dus à des blessures qui ne guérit pas spontanément, peut se surinfecter et s'étendre.
Ou des croûtes, plaies et démangeaisons engendrés par la présence de parasites.
La gale est aussi une maladie de peau des plus courantes chez les souris, elle provoque des démangeaisons intenses, une perte de poils et des croûtes et est causée par un manque d’hygiène ou par contamination avec d’autres animaux infectés. Elle provoque une perte de poils, accompagnée de fortes démangeaisons et rougeurs. Il est indispensable de consulter rapidement le vétérinaire pour mettre en place un traitement adapté à base de lotions antiparasitaires. En parallèle, il est nécessaire de désinfecter l’environnement de la souris, voire la totalité du domicile, car cette infection est très contagieuse, y compris chez l’homme.
Tumeurs et Abcès
Il y a trois types courants de tumeurs chez la souris : les tumeurs malignes (plus agressives, elles peuvent se propager à d'autres parties du corps et entraîner des métastases), les tumeurs bénignes (lipomes, fibromes) et les tumeurs hormonales (tumeurs mammaires ou génitales chez la femelle par exemple). Malheureusement les tumeurs ont tout un aspect génétique qu'il n'est pas possible de maîtriser en tant qu'adoptant. La seule manière d'éviter ce genre d'affections est de choisir d'adopter responsablement, dans un élevage respectueux de la génétique, par la sélection, c'est exactement le travail des éleveurs éthiques, c'est notre travail chez EthiKa Mousery.
En somme, pour une souris en bonne santé, il faut contrôler ces facteurs :
- Faire congeler le mélange de nourriture 24 à 48h afin d'éliminer les potentiels parasites et acariens de stockage
- Bien nettoyer l'alimentation fraîche si vous souhaitez en donner
- Un habitat propre, bien ventilé et disposé dans une pièce sans courants d'air et sans humidité d'air
- Température ambiante moyenne entre 20 et 24°C
- Respect de la quarantaine, que ce soit à l'arrivée d'un individu ou dès les premiers signes de maladie
- Eviter le stress au maximum ; et donc, respecter les besoins primaires propres à l'espèce
Les signes de douleur
Il peut être très difficile chez les animaux en général, mais surtout chez les petits animaux d'identifier un problème de santé sans symptômes évidents, un animal douloureux, le montrera très rarement, voir pas du tout, il faudra alors le déduire par nous même à l'aide de différentes observations.
Selon Christine Courteix, Alain Eschalier, Christophe Mallet dans "L’évaluation de la douleur chez l’animal de laboratoire" et les observations de TransCure bioServices, les signes principaux de la douleur d'un petit mammifère, que ce soit, souris, rat, gerbille ou Mastomys, sont :
1- Aspect du pelage : une souris qui ne se lave plus voit l’état de son pelage se dégrader rapidement, on dit que le poil est
"piqué", il à une apparence ébouriffée et potentiellement un peu gras.
2 - Pâleur : chez la souris albinos ou de peau claire, il faut regarder la teinte des oreilles, des pattes et de la queue
3 - Mouvement : Des mouvements anormalement lents ou encore un ou des membre qui bouge difficilement, ou trainent
4 - Activité : une baisse ou une augmentation de l'activité peut traduire une douleur ou une souffrance
5 - Poids : une perte de poids rapide doit être un signe alarmant
Le visage de l'animal transmet aussi beaucoup plus que l'on ne peut le croire au premier abord, c'est pour cela qu'il existe la "grimace scale" ou "échelle de la grimace" en français. Elle permet de comparer plus facilement ce que l'on voit avec un premier diagnostique du niveau de douleur.
Les souris devraient pouvoir être pesées régulièrement, manipulées et observées de près quotidiennement.
Chaque signe inquiétant doit avoir pour réaction première un appel ou une visite chez le vétérinaire.
Entretien de l'habitat

Il va sans dire que l'hygiène de l'habitat à grande importance dans la santé des animaux.

